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Le collectif des Bretons Mutualistes Inquiets – Le CMB ARKEA s’enfonce et met en péril ses sociétaires et la Bretagne entière

Prenant en compte les exigences toujours non satisfaites des autorités de tutelle, Moody’s vient de rallonger jusqu’en novembre au minimum, sa surveillance étroite du CMB ARKEA en vue d’une éventuelle nouvelle baisse de sa notation. le Collectif des Bretons Mutualistes Inquiets se joint par ce communiqué aux voix déjà publiquement élevées qui mettent en garde contre les conséquences pour les sociétaires, déposants, entreprises clientes ainsi que pour toute la région Bretagne.

Le CMB ARKEA s’enfonce et met en péril ses sociétaires et la Bretagne entière

Après les exigences d’information et de concertation avec la Confédération du Crédit Mutuel exprimées par les autorités de régulation, la condamnation de l’aventurisme de sa direction par Michel Sapin, ancien ministre des finances puis la décision de Marylise Le Branchu, figure politique du Finistère, de réunir les oppositions à cette opération, les mises en garde se multiplient.

C’est maintenant au tour des agences de notation financière de faire état de leurs préoccupations avec une incidence directe sur la note de confiance du CMB ARKEA.

Après un premier avertissement en janvier dernier, l’agence Moody’s vient, en fin juillet, de confirmer sa mise sous surveillance, du fait du manque de visibilité et de crédibilité sur sa volonté d’indépendance. Prenant en compte les exigences toujours non satisfaites des autorités de tutelle, Moody’s vient donc de rallonger jusqu’en novembre au minimum, sa surveillance étroite du CMB ARKEA en vue d’une éventuelle nouvelle baisse de sa notation.
Il est à souligner que cette mesure de Moody’s vient après celle de l’autre grande agence de notation bancaire Standard & Poor’s qui, elle, a déjà baissé cette note en avril dernier.

Du fait de l’obstination des dirigeants actuels dans leur projet calamiteux, sans tenir compte de toutes ces mises en garde, ni des demandes formulées par les plus hautes autorités françaises et européennes, des condamnations de plus en plus exprimées en dehors du seul cercle des obligés, le Collectif des Mutualistes Bretons s’inquiète pour les avoirs des déposants, épargnants et sociétaires. Il condamne, une nouvelle fois, un aventurisme qui pourrait coûter très cher aux Bretons, aux entreprises et à l’ensemble de la Bretagne par les risques de défaut et les renchérissements des coûts du crédit.

Le Collectif rappelle les exigences des autorités de tutelle quant à l’information complète des sociétaires et des administrateurs sur les risques et les positions réciproques des parties prenantes à cette opération dont personne ne discerne d’objectifs hormis la satisfaction des intérêts personnels de quelques-uns.

Le Collectif appelle les sociétaires à faire respecter leur droit à l’information, à faire entendre leur point de vue et à faire pression sur leurs administrateurs pour qu’ils se conduisent en responsables de l’intérêt général plutôt qu’au service d’une minorité qui tourne le dos aux valeurs du mutualisme et de la solidarité locale.