Partager sur

Quand le mutualisme montre sa différence

Qui n’a pas eu à remplir un questionnaire de santé pour un emprunt immobilier ? Qui n’a pas ressenti cela comme une intrusion troublante dans son intimité par les demandes de son banquier? L’argent pour son projet couterait donc plus cher si l’on était ou avait été malade, c’est la double peine. Etait-ce juste ? En tout cas c’était la règle.

Ces questionnaires de santés renforcent l’individualisation du client à sa banque. Où est le collectif du mutualisme ? La solidarité ?

Or, le mutualisme est tout l’inverse de cela. C’est la volonté d’un groupe de citoyens de mettre en commun des moyens pour affronter des aléas de la vie, de la santé. C’est le nous avant le je.

Le Crédit mutuel est né de cette volonté de mise en commun des épargnes de tous les sociétaires pour permettre les projets de chacun, de se protéger ensemble.

La décision par le Crédit Mutuel Alliance de supprimer le questionnaire de santé pour les sociétaires domiciliant leurs revenus principaux depuis au moins sept ans au Crédit mutuel échapperont au questionnaire de santé, aux formalités médicales, aux surprimes et aux exclusions liées à leur état de santé. Ce qui rendra évidemment moins cher le crédit immobilier pour le sociétaire.

Et pour ceux qui avaient déjà souscrit un emprunt et qui étaient frappés de surprimes ou d’une exclusion de garantie, dues à l’examen de ces questionnaires, se les verront annuler au 1er décembre 2021.

Ce droit devient universel pour tous les sociétaires de cette fédération. C’est bien la mise en œuvre concrète de la solidarité mutualiste.

Si nous militons avec acharnement pour que le CMB-ARKEA reste dans la famille mutualiste et ne parte pas à l’aventure, c’est bien pour de telles raisons. La dernière décision d’une des fédérations de la Confédération nationale du Crédit mutuel nous renforce dans cette conviction qu’il vaut mieux partager les bonnes pratiques, s’entendre et mettre en commun nos forces et nos réflexions dans le seul intérêt des sociétaires! Il serait aussi bien utile aux sociétaires bretons qu’une telle décision entre en vigueur en Bretagne.

C’est le sens de l’histoire. La pertinence du mutualisme face au modèle libéral se vit avec des mesures de cette nature. Notre société a besoin de plus de collectif et de moins d’individualisme, en France comme en Bretagne. Aux dirigeants actuels du CMB-ARKEA de reprendre la balle au bond !