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Arkéa: Mme Lebranchu contre la scission28/09/2018Patrice MOYON

Arkéa: Mme Lebranchu contre la scission

Pour l’ancienne Garde des sceaux et maire de Morlaix, la Bretagne n’aurait rien à gagner à l’éclatement du Crédit Mutuel.

Vous êtes contre le projet d’indépendance d’Arkéa ?

Arkéa est une banque qui se porte très bien. Rien n’empêche son développement. Elle peut en revanche compter sur la solidarité du groupe Crédit Mutuel pour faire face aux risques actuels dont on sait qu’ils sont bien réels. Dans un contexte comme celui que nous connaissons, il n’est pas opportun, et même dangereux pour la Bretagne, de continuer à défendre cette indépendance. C’est ce que je vais dire dans les réunions que nous allons organiser avec l’association Restons mutualistes (1).

La direction d’Arkéa met en avant les risques pour l’emploi.

Après avoir décortiqué ce dossier, je n’y ai vu aucune menace pour l’emploi. Il faut arrêter d’agiter les peurs. Et lorsque j’ai rencontré son président, Jean-Pierre Denis, il a été incapable de me citer une seule entrave réelle au développement d’Arkéa. D’ailleurs, j’ai vérifié que les textes actuels ne sont pas un obstacle. Ils ne prévoient qu’une autorisation lorsque l’investissement est supérieur à deux années de résultat : soit près d’un milliard d’euros ! Bref, rien ni personne n’a entravé l’expansion
d’Arkéa depuis dix ans.

Comment allez-vous agir ?

Nous voulons un vrai débat avec les administrateurs et les sociétaires qui, pour l’instant n’a pas eu lieu. En particulier parce que le projet actuel aboutira à une centralisation des décisions à Brest et une disparition du mutualisme originel, les caisses locales
étant réduites à un simple rôle d’animation du territoire.

Recueilli par Patrice MOYON.

(1) Le 8 octobre à Morlaix; le 18 à Rennes; le 22 à Lorient; le 29 à Saint- Brieuc.
Informations sur www.restonsmutualistes.fr